Ce premier dimanche de l'histoire chrétienne que fût le matin de Pâques, personne ne l'attendait, personne ne l'espérait. Les femmes qui étaient restées debout au pied de la croix avaient quitté précipitemment le lieu du supplice en remettant au lendemain les soins de sépulture dévolus à leur ami décédé.

Ce premier dimanche de l'histoire chrétienne que fût le matin de Pâques, personne ne l'attendait, personne ne l'espérait. Les femmes qui étaient restées debout au pied de la croix avaient quitté précipitemment le lieu du supplice en remettant au lendemain les soins de sépulture dévolus à leur ami décédé. Les apôtres s’étaient dispersés à l’exception de Jean, qui avait pris chez lui Marie, veuve et « désenfantée » de son unique bien-aimé.

Une longue nuit commençait où Dieu fécondait la terre :

Voici la nuit,
L’immense nuit qui s’illumine,
Et rien n’existe hormis Jésus,
Hormis Jésus où tout culmine :
En s’arrachant à nos tombeaux,
Dieu conduisait au jour nouveau,
La terre où il était vaincu.

Chantons avec un grand émerveillement notre Dieu. Qui que nous soyons, il est mort et ressuscité pour nous « relever » avec Lui.

Notre monde a tellement besoin de ressusciter.

En cette Pâque 2019, supplions l'Esprit qui conduit l'histoire humaine, de toucher les cœurs violents, d'éclairer les consciences endormies par les multiples conformismes, et d'implanter un germe de dynamisme chez ceux que rien d'humain ni de spirituel n'intéresse.

Nous avons tous besoin de ressusciter.  La résurrection, c'est pour aujourd'hui.

Invitation à une nouvelle naissance en Christ

Voici qu'humblement,
Dieu s'est fait petit enfant,
Dieu vient naître parmi nous, Dieu cherche à naître en nous.
Il se peut que le grand problème de notre vie ne soit pas tellement de vivre, mais finalement de naître !
Partout il est dit que nous avons le mal de vivre:
N'aurions-nous pas plutôt le mal de naître ?
C'est-à-dire de devenir celui ou celle que nous sommes véritablement?
Car nous ne sommes pas l'homme ou la femme que nous paraissons être : célèbre ou inconnu, riche ou démuni, habile ou maladroit...
Tout cela, c'est l'apparence des choses.
Nous sommes un homme ou une femme qui cherche à naître.

  • Si tu saisis en toi cette pulsation merveilleuse qui te porte à ne pas être aujourd'hui ce que tu étais hier, tu es en train de naître.
  • Si tu te sens aujourd'hui capable d'un amour tout neuf que tu n'espérais pas hier, tu es en train de naître.
  • Si tu te fais aujourd'hui tout petit devant Jésus pour te laisser conduire dans sa Lumière, tu es en train de naître.

Sois sûr que la plus grande chose de la vie, ce n'est pas de vivre, c'est de naître constamment pour ne pas être vieux.
Puisses-tu garder de cette nuit la saveur d'une rencontre :
Dieu vient remplir tes mains de pauvre.
Puisses-tu garder de cette nuit la confiante et humble certitude que tu es appelé indéfiniment à naître et, tout autant, appelé à faire naître les autres.
Et voici qu'inlassablement, Noël après Noël, jour après jour, Dieu frappe à ta porte et demande à naître en toi !

Commentaire H.U von Baltazar

« L'Esprit est la personne la plus mystérieuse en Dieu... Il peut se manifester comme un violent coup de vent et un feu [Actes 2] mais aussi très légèrement et intérieurement [Romains 8], et il s'agit de se laisser conduire par sa voix et son inspiration intérieures.

Quelle que soit la manière dont Il se communique à nous, Il est constamment l'interprète du Christ, que celui-ci nous envoie afin que nous Le comprenions lui-même : sa parole, sa vie et sa passion dans leur vraie profondeur... La venue de l'Esprit en vent de tempête nous montre sa liberté :

« L'Esprit souffle où Il veut ; tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d'où Il vient, ni où Il va » [Jean 3,8]. S'il arrive en langues de feu sur chacun, c'est pour rendre spirituellement de feu les langues des témoins qui se mettent à parler si bien qu'ils peuvent enflammer les coeurs des auditeurs. Les phénomènes extérieurs ont toujours avec l'esprit un sens intérieur ; son vent de tempête emporte l'ensemble de la masse des auditeurs et son feu permet à tous de comprendre le message dans une langue qui lui est familière. »

Lorsque l’Alléluia pascal résonne au cœur de nos liturgies c’est une immense clameur de joie. Enfin ! On y est arrivé. L’hiver est fini, le carême et ses injonctions intérieures à revenir vers Dieu au prix d’effort toujours à refaire, est terminé. Le printemps réveille la nature et les beaux jours sont de retour.

Alléluia !

Christ est ressuscité ! La mort n’est pas le lieu de Dieu.

Notre Dieu est le Dieu des vivants, un Dieu qui donne la Vie, un Dieu est qui est venu nous rejoindre pour que nous ayons la vie en abondance. C’est pourquoi, le corps mort du Christ crucifié ne pouvait pas rester au tombeau et aujourd'hui, et aujourd'hui encore, la splendeur de sa vie resplendit sur nous.

La fête du Christ-Roi est pleine de sens.

Elle clôture l’année liturgique comme le ferait un scellé au bas d’un manuscrit, le manuscrit de nos vies très humaines. Cela veut dire que l’on ne peut plus revenir en arrière. Ce qui a été vécu est engrangé dans l’a-venir où Dieu nous attend. Car il nous attend comme il le dit dans l’évangile : « je veux que là où je suis, vous y soyez vous aussi  ».

En célébrant le 120ème anniversaire de la mort de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, et le 20è anniversaire de son élévation au titre de Docteur de l'Eglise, toute la famille carmélitaine se tient en action de grâce pour faire mémoire de sa sainteté.

En ce 1er octobre, nous vous proposons la contempler dans la gloire éternelle où elle se tient pour nous et pour toute l'Eglise.

“ Il m'a aimée et s'est livré pour moi ” (lettre de St Paul aux Galates. 2,20)

therese avila icone

En 1970, le Pape Paul VI proclamait Thérèse d’Avila, Docteur de l’Eglise universelle en raison de son enseignement magistral sur l’oraison et la vie spirituelle.

En effet, dans ce domaine, elle s'était révélée être un guide sûr capable d’éclairer toutes celles qui, voulant intensifier leur relation à Dieu par la voie d’une vie intérieure authentique, lui firent confiance.

« Je ne dirai rien dont je n’aie l’expérience, soit pour l’avoir éprouvé en moi-même, soit pour l’avoir vu dans les autres. » (Prologue du Chemin de Perfection)

C'est à la demande de ses accompagnateurs spirituels et/ou de ses sœurs carmélites, qu'elle écrivit 4 œuvres majeures : Le livre de ma Vie (1565), le Chemin de Perfection (1567), les Fondations (1573) et le Livre des demeures encore appelé le Château intérieur (1577).

Dieu nous propose son amitié

Le premier pas pour « aventurer sa vie en Dieu  » est d'oser croire que c'est Lui le premier qui désire notre amitié, et qu'il veut faire de notre cœur « le paradis de sa joie » :

« Je suis vôtre et née pour Vous… vôtre car vous m’avez supportée, vôtre car vous m’avez rachetée, vôtre car vous m’avez attendue…
Que voulez-vous faire de moi ? »
(Poésie V).

Edito de la Pentecôte  : Le vent souffle où il veut ...

Aujourd’hui, lorsque l’on dit de quelqu’un que c'est du vent, ou qu’il brasse de l’air, on veut dire qu’il n'est pas grand-chose, ou qu’il ne fait rien !

arbre dans le ventPourtant, le récit de l’évènement de la Pentecôte, qui a bousculé les apôtres, au point de les faire sortir d’eux-mêmes, décrit l’Esprit Saint comme un violent coup de vent. Dans l’Ancien Testament, le prophète Elie qui s’était réfugié dans une grotte, a ressenti la « présence » de Dieu dans le souffle d’une brise légère.

Paradoxe des mots et du sens que nous leur donnons.

Paradoxe aussi de l’Esprit de Dieu qui ne se laisse pas enfermer dans les mots. Feu, vent, source, colombe, visible, invisible, l’Esprit-Saint est « multiforme » afin qu’on ne puisse le prendre, ni l’enfermer dans une définition.

A la Pentecôte, ce vent est un ouragan qui survient comme un feu, insaisissable. Il est le mystère de l'amour plus fort que la mort, plus fort que la peur.

A la Pentecôte ce vent est une force clairement visible par ses effets, mais réellement invisible. Dieu se fait souffle, brise, secousse ; à la fois rassurant et bousculant. L'Esprit de Pentecôte est un vent fort, telle une audace incroyable, qui pousse au loin les craintes, celles surtout qui empêchent d'aimer ou de s’engager.

L'Esprit n'aime pas les sécurités, ni les assurances tous risques. Il aime ébranler les cuirasses de certitudes, et les manteaux d'orgueil qui font renoncer au pardon nécessaire.

L'Esprit est audace. Il expose parfois au danger de n'être pas compris. C'est lui qui poussa Pierre à parler et tous ceux qui l’entendaient le croyaient ivre !

L'Esprit est le risque que Dieu prend de nous faire confiance. Il est l’audace de Dieu qui ose nous confier l'Evangile afin que nous en vivions et le disions à d'autres.

Par nous, à travers nous, partout où l'on étouffe l'Amour, le Souffle de Dieu tente de redonner vie. Il suffit pour cela d'écouter à l’intime de nous-mêmes une langue aux mots brûlants. Ce n'est pas une langue morte, elle nous vient des prophètes et du Christ.

Jésus qui m'a brûlé le coeur
Au carrefour des Écritures,
Ne permets pas que leurs blessures
En moi se ferment.

Tourne mes sens à l'intérieur,
Force mes pas à l'aventure,
Pour que le feu de ton bonheur
À d'autres prenne !

Hymne liturgique du temps pascal

Après le long carême et les trois jours de la Passion, la joie de Pâques envahit notre coeur tout brûlant de reconnaissance pour l'immense mystère d'amour qui se dissimule dans le tombeau ouvert.

«Il n'est plus ici ! » affirme l'Ange.  Parole forte qu'il faut se redire aujourd'hui encore ! resurrection 240

Nous savons que Jésus a aimé follement l’humanité  par le don de lui-même sur la croix pour poser une barrière définitive, irrémédiable, entre la mort et la vie. Désormais, il est du côté de la Vie, auprès de son Père, et c'est pourquoi le tombeau est vide.

La vie a vaincu la mort parce que l’amour a été plus fort que la mort. C’est le mystère du matin de Pâques, et le message de Pâques ! Jésus ne ressuscite pas pour lui-même mais pour nous.

Il veut nous entraîner dans la dynamique de sa résurrection. Et pas seulement la résurrection de notre corps à la fin des temps, mais une résurrection progressive, comme une lente et patiente maturation dans notre vie quotidienne.

Nous avons à laisser la semence de la grâce pousser en nous pour que notre regard, notre intelligence, notre imagination, notre corps, notre affectivité soient transformés.

Au matin de Pâques, Jésus vient à nous, il se  donne à voir et à croire.

Puissions-nous nous, comme Marie-Madeleine, Pierre et Jean, devenir des témoins de la résurrection, par notre manière de vivre  en ressuscités !

Bonne fête de Pâques à tous !

Dans une humanité qui a tellement besoin de ressusciter

icone resurrectionCélébrer la Pâque, c'est collaborer aux résurrections d’aujourd'hui et de demain, afin qu’elles soient plus belles que celles d’hier !

« Vous êtes morts avec le Christ, votre vie reste cachée en lui… Mais si vous êtes ressuscités avec le Christ, préoccupez-vous de ce qui est là-haut, non de ce qui est sur la terre » nous dit l’apôtre Paul. (Col 3, 1-4.)

Nous espérons, certes, recevoir une résurrection plénière, totale, par grâce, par-delà notre mort terrestre. Mais saint Paul affirme clairement que cette résurrection est déjà commencée. Comme un ferment, ou un germe, qui fait lever tout notre être, si nous exposons nos vies au souffle vivant de l’Esprit Saint.

Carmel de Morlaix

 9 Rue Sainte-Marthe
Tél : 02 98 88 05 82

Horaires des Offices :

en semaine  : Laudes : 7h30 - messe : 8h30 - Vêpres : 17h00 - Oraison : 17h30
le dimanche : Laudes : 7h15 - messe à 8h30 - Vêpres : 18h00

Diocèse de Quimper et de Léon

Évêché de Quimper  3 rue de Rosmadec
CS 42009
29018 Quimper cedex
Tél. 02 98 55 34 47 - Fax : 02 98 55 31 77

 site internet : http://www.diocese.quimper.fr

Nous contacter
Pour tous renseignement, veuillez nous contacter à l'aide du formulaire ci-dessous :
Back to top