Le salut du monde passe par l’évènement…

Aujourd’hui ce salut passe par l’épreuve d’une pandémie mondialisée.
Mais si douloureuse que soit et demeure cette réalité, notre regard ne peut se figer sur la mort car un autre évènement, transcendant toutes nos catégories humaines est venu, voici 2 millénaires, nous dire la Vie plus forte que la mort : Jésus de Nazareth, crucifié, mis au tombeau et ressuscité le 3ème jour.
C’est là notre foi, à nous Chrétiens, et notre joie. Christ a vaincu la mort, Christ est ressuscité, Christ nous entraîne avec Lui sur ce chemin de Vie.

C’est ce que nous célébrons en ces jours de Pâques et tout au long des semaines à venir.

Dans la Tradition byzantine, cette fête est appelée « Fête de LA RENCONTRE ».

Tant de rencontres manquées dans nos vies ! Pourquoi ?

En grande partie parce que, tout en ayant les yeux ouverts et en sachant bien des choses sur le Christ, notre coeur reste dans l'ombre, dans la nuit, replié sur soi : il n'y a pas de lumière dans nos coeurs. Car la lumière est d'un autre ordre que ce que l'on sait, la lumière vient du coeur et de l'ouverture du coeur.

Gloire à Dieu au plus haut des cieux !

Comment chanter la goire de Dieu ?
Les anges sont venus nous l'apprendre.
A Noël, ils ont dit: « Gloire à Dieu dans les hauteurs du ciel et paix sur la terre aux hommes de la bonne volonté ! »

Gloire à Dieu, paix aux hommes ! Que ce chant est beau !
Le ciel et la terre divisés par la faute lointaine s'y trouvent réunis, réconciliés par ce petit enfant qui est à la fois Fils de Dieu et fils de l'homme !
Toutes les voix et tous les cœurs de sa création s'y accordent de nouveau pour le louer.
Et, moi aussi, je m'unis à ce chant, je m'empare de cette louange pour en faire ma louange :

Gloire à vous, ô mon Dieu, qui avez rendu à nos âmes votre amour et, avec votre amour, votre paix divine! (…)
Gloire à vous, roi du ciel, Père tout-puissant;
gloire à vous, ô Fils, Agneau divin qui avez pris sur vos épaules les péchés de la terre  (…)
Gloire à vous, seul Maître, seul salut, seul grand, par qui et en qui nous devenons tous grands, saints et seigneurs.
Gloire à vous, ô Père, ô Fils dans le commun Amour qui est votre unique Esprit
.

Don Guillerand cistercien (Écrits spirituels.)

 Le temps de l’Avent est celui de l’attente.
Attendre est un verbe qui pose problème aujourd’hui, puisqu’on on peut tout avoir d’un seul clic :

  • un achat spontané, une réponse par SMS, une information par Twitter !

Les Ipad, Iphone et autres portables sont des outils qui tuent le verbe attendre.

Pourtant la liturgie de l’Eglise nous rappelle ce que fut la longue attente d’un Sauveur. Des longues années d’espérance, des longues années de lutte contre le pessimisme. 2000 ans d'attente, sans cesse ravivée par les prophètes.

 (D'après le texte écrit par le cardinal Joseph Ratzinger)

 Le dogme de l'Assomption est promulgué en l'honneur du Fils, pour la glorification de sa mère et la joie de toute l'Église. Ce dogme voudrait être un acte de vénération, la plus haute forme de la louange mariale, de la bénédiction. On pourrait dire que le dogme de l'Assomption est le degré le plus élevé de la canonisation.

Alors nous pouvons et devons du même coup nous souvenir que l'Evangile lui-même prophétise et exige la vénération de Marie : « Oui, désormais, toutes les générations me proclameront bienheureuse» (Lc 1,48).

C'est un commandement adressé à l'Église dont la mise par écrit par saint Luc suppose que la louange de Marie existait déjà dans l'Eglise de son temps et que lui-même en fait un commandement de l'Eglise pour toutes les générations.

Il voit un tel éloge de Marie poindre dans la salutation d'Élisabeth : « Bienheureuse celle qui a cru ... » (Lc 1,45). Un éloge en lien avec les Pères de la Première Alliance, à qui Dieu a révélé sa grandeur ; et par qui il est devenu visible et présent; ils sont, pour ainsi dire, son nom dans l'histoire. Ce Dieu s'appelle le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob ; le nommer ainsi, signifie nommer les pères, de même qu'inversement nommer les pères signifie se souvenir de Dieu et le connaître. [...]

L'éloge de Marie s'insère dans cette conception de Dieu qui relie les Pères de la foi au Nom de Dieu, et qui sait que l’honneur rendu à aux Pères est gloire donnée à Dieu.

De son côté, Jésus  a dit que celui qui se révèle à Moïse, au Buisson ardent comme étant «le  Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants ». (Marc 12, 26-27).  Il fait ainsi le lien avec la Résurrection.

En conséquence, le droit à la Vénération porte en soi la certitude de la victoire sur la mort et de la résurrection. Une victoire sous sa forme la plus élevée, définitive, c’est-à-dire « corps et âme ». En ce sens, l’Eglise est fondée à proclamer, comme un dogme, que « Marie, l’Immaculée Mère de Dieu toujours Vierge, à la fin du cours de sa vie terrestre, a été élevée en âme et en corps à la gloire céleste ». (Constitution apostolique Munificentissimus Dei -  01.11.1950)

C’est la forme la plus haute de la canonisation.

 (Source : RATZINGER, La fille de Sion, édition Parole et Silence 2002, p.79-88)

Ce premier dimanche de l'histoire chrétienne que fût le matin de Pâques, personne ne l'attendait, personne ne l'espérait. Les femmes qui étaient restées debout au pied de la croix avaient quitté précipitemment le lieu du supplice en remettant au lendemain les soins de sépulture dévolus à leur ami décédé.

Ce premier dimanche de l'histoire chrétienne que fût le matin de Pâques, personne ne l'attendait, personne ne l'espérait. Les femmes qui étaient restées debout au pied de la croix avaient quitté précipitemment le lieu du supplice en remettant au lendemain les soins de sépulture dévolus à leur ami décédé. Les apôtres s’étaient dispersés à l’exception de Jean, qui avait pris chez lui Marie, veuve et « désenfantée » de son unique bien-aimé.

Une longue nuit commençait où Dieu fécondait la terre :

Voici la nuit,
L’immense nuit qui s’illumine,
Et rien n’existe hormis Jésus,
Hormis Jésus où tout culmine :
En s’arrachant à nos tombeaux,
Dieu conduisait au jour nouveau,
La terre où il était vaincu.

Chantons avec un grand émerveillement notre Dieu. Qui que nous soyons, il est mort et ressuscité pour nous « relever » avec Lui.

Notre monde a tellement besoin de ressusciter.

En cette Pâque 2019, supplions l'Esprit qui conduit l'histoire humaine, de toucher les cœurs violents, d'éclairer les consciences endormies par les multiples conformismes, et d'implanter un germe de dynamisme chez ceux que rien d'humain ni de spirituel n'intéresse.

Nous avons tous besoin de ressusciter.  La résurrection, c'est pour aujourd'hui.

Invitation à une nouvelle naissance en Christ

Voici qu'humblement,
Dieu s'est fait petit enfant,
Dieu vient naître parmi nous, Dieu cherche à naître en nous.
Il se peut que le grand problème de notre vie ne soit pas tellement de vivre, mais finalement de naître !
Partout il est dit que nous avons le mal de vivre:
N'aurions-nous pas plutôt le mal de naître ?
C'est-à-dire de devenir celui ou celle que nous sommes véritablement?
Car nous ne sommes pas l'homme ou la femme que nous paraissons être : célèbre ou inconnu, riche ou démuni, habile ou maladroit...
Tout cela, c'est l'apparence des choses.
Nous sommes un homme ou une femme qui cherche à naître.

  • Si tu saisis en toi cette pulsation merveilleuse qui te porte à ne pas être aujourd'hui ce que tu étais hier, tu es en train de naître.
  • Si tu te sens aujourd'hui capable d'un amour tout neuf que tu n'espérais pas hier, tu es en train de naître.
  • Si tu te fais aujourd'hui tout petit devant Jésus pour te laisser conduire dans sa Lumière, tu es en train de naître.

Sois sûr que la plus grande chose de la vie, ce n'est pas de vivre, c'est de naître constamment pour ne pas être vieux.
Puisses-tu garder de cette nuit la saveur d'une rencontre :
Dieu vient remplir tes mains de pauvre.
Puisses-tu garder de cette nuit la confiante et humble certitude que tu es appelé indéfiniment à naître et, tout autant, appelé à faire naître les autres.
Et voici qu'inlassablement, Noël après Noël, jour après jour, Dieu frappe à ta porte et demande à naître en toi !

Commentaire H.U von Baltazar

« L'Esprit est la personne la plus mystérieuse en Dieu... Il peut se manifester comme un violent coup de vent et un feu [Actes 2] mais aussi très légèrement et intérieurement [Romains 8], et il s'agit de se laisser conduire par sa voix et son inspiration intérieures.

Quelle que soit la manière dont Il se communique à nous, Il est constamment l'interprète du Christ, que celui-ci nous envoie afin que nous Le comprenions lui-même : sa parole, sa vie et sa passion dans leur vraie profondeur... La venue de l'Esprit en vent de tempête nous montre sa liberté :

« L'Esprit souffle où Il veut ; tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d'où Il vient, ni où Il va » [Jean 3,8]. S'il arrive en langues de feu sur chacun, c'est pour rendre spirituellement de feu les langues des témoins qui se mettent à parler si bien qu'ils peuvent enflammer les coeurs des auditeurs. Les phénomènes extérieurs ont toujours avec l'esprit un sens intérieur ; son vent de tempête emporte l'ensemble de la masse des auditeurs et son feu permet à tous de comprendre le message dans une langue qui lui est familière. »

Lorsque l’Alléluia pascal résonne au cœur de nos liturgies c’est une immense clameur de joie. Enfin ! On y est arrivé. L’hiver est fini, le carême et ses injonctions intérieures à revenir vers Dieu au prix d’effort toujours à refaire, est terminé. Le printemps réveille la nature et les beaux jours sont de retour.

Alléluia !

Christ est ressuscité ! La mort n’est pas le lieu de Dieu.

Notre Dieu est le Dieu des vivants, un Dieu qui donne la Vie, un Dieu est qui est venu nous rejoindre pour que nous ayons la vie en abondance. C’est pourquoi, le corps mort du Christ crucifié ne pouvait pas rester au tombeau et aujourd'hui, et aujourd'hui encore, la splendeur de sa vie resplendit sur nous.

La fête du Christ-Roi est pleine de sens.

Elle clôture l’année liturgique comme le ferait un scellé au bas d’un manuscrit, le manuscrit de nos vies très humaines. Cela veut dire que l’on ne peut plus revenir en arrière. Ce qui a été vécu est engrangé dans l’a-venir où Dieu nous attend. Car il nous attend comme il le dit dans l’évangile : « je veux que là où je suis, vous y soyez vous aussi  ».

Carmel de Morlaix

 9 Rue Sainte-Marthe
Tél : 02 98 88 05 82

Horaires des Offices :

en semaine  : Laudes : 7h30 - messe : 8h30 - Vêpres : 17h00 - Oraison : 17h30
le dimanche : Laudes : 7h15 - messe à 8h30 - Vêpres : 18h00

Diocèse de Quimper et de Léon

Évêché de Quimper  3 rue de Rosmadec
CS 42009
29018 Quimper cedex
Tél. 02 98 55 34 47 - Fax : 02 98 55 31 77

 site internet : http://www.diocese.quimper.fr

Nous contacter
Pour tous renseignement, veuillez nous contacter à l'aide du formulaire ci-dessous :
Back to top