De toutes les nations, faites des disciples……

Cette parole de Jésus, prononcée devant ses Apôtres, il y a 2000 ans, a porté beaucoup de fruits. L’Evangile a été porté aux quatre coins du monde et aujourd’hui encore, on peut voir de beaux fruits de sainteté chez les chrétien; certains mêmes paient de leur sang leur attachement au Christ.

Néanmoins, en ce temps de modernité et de sécularisation, nous assistons à l’effacement de la chrétienté dans nos pays occidentaux. On assiste à une sorte d’inversion des paradigmes et des normes. On voit se développer un amour de l’humanité, de la terre, une philanthropie directement héritée de l’Evangile mais coupés de leurs fondements. La morale devient religion au nom de la solidarité, de l’égalité, du bien être ; ceci du commencement de la vie à son achèvement. Mais ce sont les Etats et leurs élites qui dictent les règles de cette morale.

Les religions de la transcendance sont remplacées par le souci de l’homme et de la planète. Le salut social prend la place du salut spirituel…

Et pourtant l’Esprit Saint, l’Esprit de vérité et de vie, « l’agent secret de Dieu », continue de parler au cœur des hommes et femmes de ce temps. Carmélites nous en sommes témoins.

Notre mission chrétienne aujourd’hui ne serait-elle pas de proposer et de donner à voir, sans peur et sans honte, le fondement de notre existence, sa source et d’inviter à y boire.

Nous voici, Seigneur,
pour te regarder à l’œuvre

Encore une fois,
nous sommes venus, Seigneur,
pour chanter Pâques.
Avec obstination !

Pour défier avec toi
les forces des ténèbres
et pour croire encore
que la nuit ne peut empêcher Dieu
de faire lever la lumière !

Nous sommes venus pour cueillir
l’espérance auprès de toi.

Convertissez-vous !

Au rythme des années liturgiques, les entrées en carême se succèdent mais ne se ressemblent pas….. La pandémie  nous a mis devant la fragilité humaine et la mort.

Nous nous apprêtions à en sortir « vainqueurs », à refaire enfin des projets de vie, et, voici la guerre à notre porte.

La première épreuve n’aurait-elle pas été suffisante pour nous faire tourner le regard vers Dieu, l’origine et la fin de toute chose ?

Mais passés les premiers jours de sidération et de manifestation d’impuissance, l’heure est à nouveau celle d’une immense solidarité entre les personnes et les nations.  Le meilleur de l’humanité et le mystère d’un mal insondable se font face et s’affrontent dans un douloureux corps à corps dont le combat de Jacob avec L’Ange est le symbole.

Dans notre foi chrétienne, nous savons que Dieu aura le dernier mot, mais Jacob portera dans sa chair la trace de son combat.

ALORS, NOUS CONVERTIR A QUOI ?...

A la prière….à la réflexion  qui nous feront comprendre que la vocation et la finalité de notre existence humaine est de contempler le mystère d’un Dieu qui s’est fait homme pour que nous devenions aimants et libres devant Lui et devant nos semblables.

Plus concrètement, renoncer à nos « petits côtés » qui peuvent rendre difficile la vie ensemble …..

Bonne marche vers Pâques

Nous sommes bien sûr solidaires dans la prière avec les sœurs carmélites de Kiev qui ont voulu rester sur place

Oui, soyons en joie, malgré les aléas de la pandémie qui menace nos relations, nos déplacements et freinent nos désirs de fête.

Noël … ce mot presque magique qui résonne si fort en nos cœurs et que certains voudraient supprimer de nos espaces publics …

soleil invincible
Souvenons-nous que la fête du « sol invinctus » de nos ancêtres non-chrétiens, a été supplantée par celle de la naissance du Tout Puissant en notre monde, lui-même Soleil invincible de nos coeurs.

Noël c’est le Tout Puissant, le Très Haut qui prend visage d’homme dans un petit enfant, et se fait l’un de nous, pour nous manifester Amour et Tendresse : Jésus le Christ.  Il est la cause de notre joie profonde.

Les carmélites de Morlaix, vous souhaitent pour 2022
une année de paix et de bénédictions
pour vous et pour vos proches

Grâce de TOUSSAINT

Plus on désire le Ciel et plus la Terre devient respirable !

Cette vérité doit nous consoler d'une actualité trop souvent morose et anxiogène.

La fête de la Toussaint est gage d'une magnifique éclaircie aux antipodes des intempéries de notre Eglise et du monde.

La lumière céleste a la force de chasser l'épais brouillard qui règne trop souvent sur nous !

Ne croyons pas le paradis perdu, car il est devant nous. La porte du ciel est grande ouverte à la Toussaint. Ne nous protégeons pas des courants d'air qui viennent d'En haut.

Voir le Ciel, et méditer sur cette terre, en simple pèlerin ce magnifique texte de James Haggerty, écrivain catholique :

Pour être un saint, il ne suffit pas d'en appeler au Christ : « Seigneur ! Seigneur ! » ou de prier en son nom, ni de parler en son nom ; ni encore de combattre le péché en son nom ; ni même de faire de grandes choses en son nom (Mt 7, 22).

Il faut commencer par bien écouter les paroles de Celui qui a les paroles de la Vie éternelle (Lc 8, 18), et les mettre en pratique (Lc 6, 46 ; 11, 28).
Le Seigneur appelle chacun à être fidèle à sa vocation propre, quelle qu'elle soit [...]. Ensuite, cette vocation, Il nous conjure de la vivre en vrai disciple.  Et là, il n'y a qu'un seul critère : À ceci l'on reconnaîtra que vous êtes mes disciples : si vous vous aimez les uns les autres (Jn 13, 35).

Être un saint, ce serait donc, là où le Seigneur nous appelle, vivre le commandement unique de la Loi nouvelle et éternelle : Voici quel est mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés (Jn 15, 12). Donc, pour être un saint, rien de plus facile : il suffit d'aimer. Il suffit d'aimer, certes, mais comme Il nous a aimés [...], jusqu'à donner sa vie pour ceux qu'on aime (Jn 15, 13). La sainteté ? Aimer comme Il nous a aimés, en priorité et d'une manière élective ceux à qui nous sommes consacrés dans le cadre de notre vocation propre. Aimer ensuite, comme Il nous a aimés, nos proches... et de proches en proches les prisonniers, les malades, les nécessiteux, les étrangers (Mt 25, 34-39) et même nos ennemis (Mt 5, 44).

 (Source : Site de la cathédrale de Vannes)

Carmel de Morlaix

 9 Rue Sainte-Marthe
Tél : 02 98 88 05 82

Horaires des Offices :

en semaine  : Laudes : 7h30 - messe : 8h30 - Vêpres : 17h00 - Oraison : 17h30
le dimanche : Laudes : 7h15 - messe à 8h30 - Vêpres : 18h00

Diocèse de Quimper et de Léon

Évêché de Quimper  3 rue de Rosmadec
CS 42009
29018 Quimper cedex
Tél. 02 98 55 34 47 - Fax : 02 98 55 31 77

 site internet : http://www.diocese.quimper.fr

Nous contacter
Pour tous renseignement, veuillez nous contacter à l'aide du formulaire ci-dessous :
Back to top