jean-de-la-croix Enfant de Castille

Juan de Yepes, 2ème fils de Gonzalo et Catalina de Yepes, est né à Fontiveros en 1542, dans une humble famille de tisserands de Castille en Espagne. L'année suivante, son père meurt et la grande pauvreté entre au foyer. Catalina et ses 2 fils émigrent à Medina del Campo dans l'espoir d'y trouver du travail.

Medina est en effet une ville en pleine croissance, débordante d'activité ; une plaque tournante du commerce international, et un haut lieu de la culture Elle attire les hommes d'affaires, les étudiants mais aussi des populations pauvres en quête du nécessaire pour vivre. C'est ainsi que la famille de Juan s'installe dans un quartier périphérique.

Jean entre au collège à 9 ans ; il y reçoit l'instruction primaire ; mais parallèlement il fait l'apprentissage de divers métiers manuels : charpentier, tailleur, peintre, selon l'usage de l'époque. Peu doué pour les travaux manuels, Jean se fait embaucher, à 16 ans, par l'hôpital des maladies infectieuses comme infirmier et collecteur de dons. Il gagne l'estime de l'administration qui lui permet de poursuivre ses études au Collège des Pères Jésuites, « un peu le matin et un moment l'après midi ». Les livres le passionnent ; il s'y applique souvent tard dans la nuit.

Jeune Carme

En 1563, à 21 ans, Jean entre au couvent des Carmes de Medina, « par amour de la Vierge », patronne de cet Ordre. Il s'y distingue par sa piété, son désir d'observer en tous points la Règle primitive de l'Ordre et son intelligence. Ses supérieurs l'orientent vers des études universitaires ; il s'inscrit à la célèbre université de l'époque qu'est Salamanque.
Il est ordonné prêtre en 1567 à 25 ans.

Réformateur de L'Ordre

Cette même année, Ste Thérèse d'Avila se trouve à Medina del Campo pour y fonder le 2ème carmel réformé. Elle y rencontre le frère Jean ; elle est séduite par la personnalité du jeune frère et ses aspirations à mener une vie plus retirée, et se livrer à l'oraison et au recueillement.
De son côté Frère Jean, après avoir songé à entrer chez les Chartreux, fait siens les projets de la Mère Thérèse et décide l'année suivante (1568) d'aller mener la vie de frère déchaux au village retiré de Duruelo avec 2 autres frères ; ilt prend le nom de Frère Jean de la Croix.
Il devient alors le soutien et le collaborateur de la Madre Térèsa dans l'oeuvre de la Réforme du Carmel ; celle-ci lui confie l'accompagnement spirituel des carmélites .

Le prisonnier de Tolède (1577)

Tandis que Frère Jean se consacre à son ministère spirituel, les nuages s'amoncellent et un conflit de juridiction éclate entre les Carmes déchaux et les Carmes chaussés ; ces derniers se croient autorisés à ramener à eux les frères carmes déchaux qu'ils considèrent comme rebelles. Frère Jean de la Croix, chef de file du mouvement de la Réforme, est enlevé et fait prisonnier au couvent de Tolède ; il y endure une captivité de 9 mois. Son corps dépérit et son esprit est plongé dans l'angoisse et l'obscurité d'une nuit plus profonde que celle d'une nuit sans étoiles. Ne se serait-il pas trompé de chemin en entrant dans le courant de la Réforme ?..
La foi est l'unique lumière qui le guide vers Dieu. De cette souffrance sans amertume, de cette douleur sans ressentiment naissent des chef-d'oeuvres de poésie comme le Cantique spirituel , les Romances, la Source.
Mais il réussit à s'évader et peu après écrit un nouveau poème, celui de la Nuit obscure, où son aventure tragique de prisonnier lui sert d'allégorie pour décrire son cheminement spirituel. On y trouve déjà le fil conducteur de sa doctrine spirituelle.

Le guide spirituel

Sorti de prison, il est accueilli chez les carmélites ; et lorsque sa santé est rétablie, il rejoint ses frères carmes déchaux en Andalousie où il exerce l'essentiel de son ministère. Il est nommé Prieur en divers couvents, puis vicaire provincial.
Comme la plupart des Carmes Déchaux, Il conjugue vie conventuelle, prédication et devient un guide spirituel apprécié et recherché .
Il s'occupe de la même manière des nobles et des personnes peu cultivées. Ce qu'il cherche avant tout c'est le progrès spirituel de chacun. On admire la sûreté de sa doctrine, sa connaissance du coeur humain et par- dessus tout sa charité. Inlassablement il enseigne les chemins de Dieu. « Il faut savoir, dit-il, que si l'âme cherche Dieu, Dieu, de son côté, la cherche bien davantage ».

Dernière étape

En 1588, il est envoyé au couvent de Ségovie ; durant 3 ans il en assure la direction et la formation spirituelle, tout en travaillant de ses mains à la reconstruction du monastère. Mais bientôt sa santé décline . Il souhaite pouvoir vivre dans un lieu retiré sans responsabilités. Ses supérieurs l'envoient à nouveau en Andalousie. Il tombe malade. Fièvre persistante et plaies à la jambe le font beaucoup souffrir. C'est à Ubeda qu'il est soigné. Mais au bout de 6 mois, Jean est à bout de forces. Il meurt à l'aube du 14 décembre 1591, heureux « d'aller chanter matines au ciel ».

L'Eglise a reconnu sa sainteté, la justesse et la profondeur de sa doctrine spirituelle et l'a déclaré Docteur de l'Eglise en 1926

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