Gloire à Dieu au plus haut des cieux !

Comment chanter la goire de Dieu ?
Les anges sont venus nous l'apprendre.
A Noël, ils ont dit: « Gloire à Dieu dans les hauteurs du ciel et paix sur la terre aux hommes de la bonne volonté ! »

Gloire à Dieu, paix aux hommes ! Que ce chant est beau !
Le ciel et la terre divisés par la faute lointaine s'y trouvent réunis, réconciliés par ce petit enfant qui est à la fois Fils de Dieu et fils de l'homme !
Toutes les voix et tous les cœurs de sa création s'y accordent de nouveau pour le louer.
Et, moi aussi, je m'unis à ce chant, je m'empare de cette louange pour en faire ma louange :

Gloire à vous, ô mon Dieu, qui avez rendu à nos âmes votre amour et, avec votre amour, votre paix divine! (…)
Gloire à vous, roi du ciel, Père tout-puissant;
gloire à vous, ô Fils, Agneau divin qui avez pris sur vos épaules les péchés de la terre  (…)
Gloire à vous, seul Maître, seul salut, seul grand, par qui et en qui nous devenons tous grands, saints et seigneurs.
Gloire à vous, ô Père, ô Fils dans le commun Amour qui est votre unique Esprit
.

Don Guillerand cistercien (Écrits spirituels.)

 Le temps de l’Avent est celui de l’attente.
Attendre est un verbe qui pose problème aujourd’hui, puisqu’on on peut tout avoir d’un seul clic :

  • un achat spontané, une réponse par SMS, une information par Twitter !

Les Ipad, Iphone et autres portables sont des outils qui tuent le verbe attendre.

Pourtant la liturgie de l’Eglise nous rappelle ce que fut la longue attente d’un Sauveur. Des longues années d’espérance, des longues années de lutte contre le pessimisme. 2000 ans d'attente, sans cesse ravivée par les prophètes.

 (D'après le texte écrit par le cardinal Joseph Ratzinger)

 Le dogme de l'Assomption est promulgué en l'honneur du Fils, pour la glorification de sa mère et la joie de toute l'Église. Ce dogme voudrait être un acte de vénération, la plus haute forme de la louange mariale, de la bénédiction. On pourrait dire que le dogme de l'Assomption est le degré le plus élevé de la canonisation.

Alors nous pouvons et devons du même coup nous souvenir que l'Evangile lui-même prophétise et exige la vénération de Marie : « Oui, désormais, toutes les générations me proclameront bienheureuse» (Lc 1,48).

C'est un commandement adressé à l'Église dont la mise par écrit par saint Luc suppose que la louange de Marie existait déjà dans l'Eglise de son temps et que lui-même en fait un commandement de l'Eglise pour toutes les générations.

Il voit un tel éloge de Marie poindre dans la salutation d'Élisabeth : « Bienheureuse celle qui a cru ... » (Lc 1,45). Un éloge en lien avec les Pères de la Première Alliance, à qui Dieu a révélé sa grandeur ; et par qui il est devenu visible et présent; ils sont, pour ainsi dire, son nom dans l'histoire. Ce Dieu s'appelle le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob ; le nommer ainsi, signifie nommer les pères, de même qu'inversement nommer les pères signifie se souvenir de Dieu et le connaître. [...]

L'éloge de Marie s'insère dans cette conception de Dieu qui relie les Pères de la foi au Nom de Dieu, et qui sait que l’honneur rendu à aux Pères est gloire donnée à Dieu.

De son côté, Jésus  a dit que celui qui se révèle à Moïse, au Buisson ardent comme étant «le  Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants ». (Marc 12, 26-27).  Il fait ainsi le lien avec la Résurrection.

En conséquence, le droit à la Vénération porte en soi la certitude de la victoire sur la mort et de la résurrection. Une victoire sous sa forme la plus élevée, définitive, c’est-à-dire « corps et âme ». En ce sens, l’Eglise est fondée à proclamer, comme un dogme, que « Marie, l’Immaculée Mère de Dieu toujours Vierge, à la fin du cours de sa vie terrestre, a été élevée en âme et en corps à la gloire céleste ». (Constitution apostolique Munificentissimus Dei -  01.11.1950)

C’est la forme la plus haute de la canonisation.

 (Source : RATZINGER, La fille de Sion, édition Parole et Silence 2002, p.79-88)

Ce premier dimanche de l'histoire chrétienne que fût le matin de Pâques, personne ne l'attendait, personne ne l'espérait. Les femmes qui étaient restées debout au pied de la croix avaient quitté précipitemment le lieu du supplice en remettant au lendemain les soins de sépulture dévolus à leur ami décédé.

Ce premier dimanche de l'histoire chrétienne que fût le matin de Pâques, personne ne l'attendait, personne ne l'espérait. Les femmes qui étaient restées debout au pied de la croix avaient quitté précipitemment le lieu du supplice en remettant au lendemain les soins de sépulture dévolus à leur ami décédé. Les apôtres s’étaient dispersés à l’exception de Jean, qui avait pris chez lui Marie, veuve et « désenfantée » de son unique bien-aimé.

Une longue nuit commençait où Dieu fécondait la terre :

Voici la nuit,
L’immense nuit qui s’illumine,
Et rien n’existe hormis Jésus,
Hormis Jésus où tout culmine :
En s’arrachant à nos tombeaux,
Dieu conduisait au jour nouveau,
La terre où il était vaincu.

Chantons avec un grand émerveillement notre Dieu. Qui que nous soyons, il est mort et ressuscité pour nous « relever » avec Lui.

Notre monde a tellement besoin de ressusciter.

En cette Pâque 2019, supplions l'Esprit qui conduit l'histoire humaine, de toucher les cœurs violents, d'éclairer les consciences endormies par les multiples conformismes, et d'implanter un germe de dynamisme chez ceux que rien d'humain ni de spirituel n'intéresse.

Nous avons tous besoin de ressusciter.  La résurrection, c'est pour aujourd'hui.

« Bien que Jésus t'ait racheté au Calvaire sans ton aide, par contre il ne te sauvera pas sans ta collaboration ».

Ces paroles éclairantes de saint Augustin sont comme un phare dans la vie spirituelle ... sage équilibre entre le Salut totalement gratuit d'une part, et l'effort  personnel  à fournir d'autre part.

Car la vie éternelle ne nous est pas imposée mais proposée ; ce qui suppose une acceptation personnelle !

Carmel de Morlaix

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